Plus-values immobilières : les règles en vigueur en 2026 et 2027
La plus-value immobilière est le gain réalisé par un particulier qui revend un bien immobilier plus cher qu’il ne l’a acheté : elle est imposée à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, après abattements pour durée de détention.
Version du texte en vigueur depuis le 21 février 2026 Vérifié sur Légifrance le 22 octobre 2026
Voir les dernières actualités Ajouter Pierre Fiscale à mes sources Google
Plus-value immobilière en 2026 et 2027 : définition, calcul et ventes concernées
La plus-value immobilière est le gain réalisé par un particulier, ou par une société civile à l’impôt sur le revenu, qui revend un bien immobilier plus cher qu’il ne l’a acquis. Elle n’est pas ajoutée aux autres revenus : elle supporte un impôt sur le revenu au taux forfaitaire de 19 % et des prélèvements sociaux de 17,2 %, calculés au moment de la vente et payés par l’intermédiaire du notaire.
Tout l’enjeu tient au calcul. Le gain imposable est la différence entre le prix de vente et un prix d’acquisition majoré des frais et des travaux, puis réduit par des abattements pour durée de détention : l’impôt sur le revenu disparaît après vingt-deux ans, les prélèvements sociaux après trente ans. Une surtaxe s’ajoute lorsque la plus-value imposable dépasse 50 000 €.
Le régime concerne la vente d’une résidence secondaire, d’un logement locatif loué nu ou meublé, d’un terrain ou de parts de société à prépondérance immobilière. La résidence principale en est exonérée. Les règles comptent aussi pour l’investisseur en location meublée, dont les amortissements déduits augmentent désormais la plus-value.
Avantages et limites
Avantages
- Exonération totale de la résidence principale.
- Exonération d’impôt sur le revenu après vingt-deux ans de détention.
- Exonération de la première cession d’un logement autre que la résidence principale, sous condition de remploi pour acheter sa résidence principale.
Limites
- Aucun abattement pour durée de détention avant la sixième année.
- Une taxe additionnelle frappe les plus-values immobilières élevées (CGI, art. 1609 nonies G).
- Les amortissements déduits en meublé au réel ou en bailleur privé augmentent la plus-value imposable.
Les dernières actualités sur les plus-values immobilières
Qu’est-ce qui vient de se passer ?

Droit de surélévation : les députés votent trois ans de plus d’exonération de plus-value

Terrains en zone tendue : les députés votent l’abattement sur les plus-values jusqu’en 2030

Vente pour du logement social : les députés votent l’exonération de plus-value jusqu’en 2030

Meublé vendu pour devenir une résidence principale : les députés votent un abattement accéléré

Entrée en Ehpad : les députés votent trois ans pour vendre son logement sans plus-value

Ancienne résidence principale : les députés votent trois ans pour la vendre sans plus-value
Les décryptages sur les plus-values immobilières
Qu’est-ce que ça change pour mon projet ?
Aucun décryptage publié sur ce dispositif pour l’instant.
Plus-value immobilière : ventes imposables et vendeurs concernés
L’article 150 U du code général des impôts soumet à l’impôt sur le revenu les plus-values réalisées par les particuliers et par les sociétés de personnes, comme les sociétés civiles immobilières non soumises à l’impôt sur les sociétés, lorsqu’elles cèdent à titre onéreux un bien immobilier bâti ou non bâti, ou des droits sur ce bien. Le régime vise donc la vente d’une résidence secondaire, d’un appartement loué, d’un terrain, mais aussi la cession de parts d’une société dont l’actif est principalement immobilier.
La location meublée non professionnelle relève du même régime : les ventes de locaux d’habitation meublés sont soumises aux articles 150 U à 150 VH lorsque l’activité n’est pas exercée à titre professionnel. Une SCI qui a opté pour l’impôt sur les sociétés sort en revanche de ce régime : la plus-value entre dans son résultat imposable, sans abattement pour durée de détention.
Exonération de plus-value immobilière : résidence principale et autres cas
La résidence principale du vendeur au jour de la cession est exonérée, avec ses dépendances immédiates vendues en même temps. Tout bien dont le prix de cession ne dépasse pas 15 000 € l’est aussi. La première cession d’un logement autre que la résidence principale est exonérée lorsque le vendeur n’a pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des quatre années précédentes, pour la part du prix qu’il réemploie dans les vingt-quatre mois à l’achat ou à la construction de sa résidence principale.
D’autres exonérations visent l’ancienne résidence principale d’une personne entrée en établissement pour personnes âgées depuis moins de deux ans, sous conditions de ressources et à condition de ne pas être redevable de l’impôt sur la fortune immobilière, certains retraités ou invalides aux revenus modestes, ou encore les biens expropriés lorsque l’indemnité est réemployée. Lorsque la vente est exonérée, aucune déclaration de plus-value n’est déposée, mais l’acte de vente doit préciser la nature et le fondement de l’exonération.
Calcul de la plus-value immobilière : prix d’acquisition, frais et travaux
La plus-value brute est la différence entre le prix de cession et le prix d’acquisition. Ce dernier correspond au prix payé et indiqué dans l’acte ou, pour un bien reçu par donation ou succession, à la valeur retenue pour le calcul des droits de mutation. Il est majoré des frais d’acquisition : pour un achat, leur montant réel ou un forfait de 7,5 % du prix ; pour un bien reçu par donation ou succession, les frais réellement payés, sur justificatifs.
S’ajoutent les dépenses de construction, de reconstruction, d’agrandissement ou d’amélioration réalisées par une entreprise, à condition qu’elles n’aient pas déjà été déduites pour l’impôt sur le revenu et qu’elles ne soient pas des dépenses locatives. Au-delà de cinq ans de détention d’un immeuble bâti, un forfait de 15 % du prix d’acquisition peut remplacer les factures de travaux. Les travaux réalisés par le propriétaire lui-même ne sont pas retenus pour leur coût réel.
Prenons un appartement acheté 200 000 € et revendu 320 000 € après douze ans. Avec le forfait de 7,5 % pour les frais et celui de 15 % pour les travaux, le prix d’acquisition retenu atteint 245 000 € et la plus-value brute 75 000 €. Après un abattement de 42 % pour l’impôt sur le revenu, la base imposable est de 43 500 €, soit 8 265 € d’impôt à 19 %. Après un abattement de 11,55 % pour les prélèvements sociaux, la base est de 66 337 €, soit environ 11 410 € à 17,2 %.
Barème de la plus-value immobilière en 2026 : l’abattement pour durée de détention année par année
Pour l’impôt sur le revenu, l’article 150 VC prévoit un abattement de 6 % pour chaque année de détention au-delà de la cinquième, puis de 4 % au titre de la vingt-deuxième année. Pour les prélèvements sociaux, l’abattement est de 1,65 % par année au-delà de la cinquième, de 1,60 % pour la vingt-deuxième année, puis de 9 % par année au-delà. Pendant les cinq premières années de détention, aucun abattement ne s’applique : la plus-value brute est imposée en totalité.
En cumulé, l’abattement atteint 30 % pour l’impôt sur le revenu et 8,25 % pour les prélèvements sociaux après dix ans de détention, 60 % et 16,5 % après quinze ans, 90 % et 24,75 % après vingt ans. Après vingt-deux ans, la plus-value est exonérée d’impôt sur le revenu, et l’abattement pour les prélèvements sociaux atteint 28 %. Il passe à 55 % après vingt-cinq ans, puis l’exonération devient totale après trente ans de détention.
La durée de détention se compte en années pleines, à partir de l’acquisition. Entre la vingt-deuxième et la trentième année, seuls les prélèvements sociaux restent dus, sur une base qui diminue de 9 points par an. C’est ce calendrier qui explique l’écart souvent important entre l’impôt dû sur une vente à dix ans et sur une vente à vingt ans.
| Durée de détention | Impôt sur le revenu (19 %) | Prélèvements sociaux (17,2 %) |
|---|---|---|
| Moins de 6 ans | 0 % | 0 % |
| 6 ans | 6 % | 1,65 % |
| 7 ans | 12 % | 3,3 % |
| 8 ans | 18 % | 4,95 % |
| 9 ans | 24 % | 6,6 % |
| 10 ans | 30 % | 8,25 % |
| 11 ans | 36 % | 9,9 % |
| 12 ans | 42 % | 11,55 % |
| 13 ans | 48 % | 13,2 % |
| 14 ans | 54 % | 14,85 % |
| 15 ans | 60 % | 16,5 % |
| 16 ans | 66 % | 18,15 % |
| 17 ans | 72 % | 19,8 % |
| 18 ans | 78 % | 21,45 % |
| 19 ans | 84 % | 23,1 % |
| 20 ans | 90 % | 24,75 % |
| 21 ans | 96 % | 26,4 % |
| 22 ans | 100 % | 28 % |
| 23 ans | 100 % | 37 % |
| 24 ans | 100 % | 46 % |
| 25 ans | 100 % | 55 % |
| 26 ans | 100 % | 64 % |
| 27 ans | 100 % | 73 % |
| 28 ans | 100 % | 82 % |
| 29 ans | 100 % | 91 % |
| 30 ans | 100 % | 100 % |
Taux d’imposition de la plus-value immobilière : 19 % et 17,2 %
La plus-value restant imposable après abattement supporte l’impôt sur le revenu au taux forfaitaire de 19 %, fixé par l’article 200 B. Elle n’entre pas dans le barème progressif : le taux est le même quel que soit le niveau de revenus du vendeur. S’y ajoutent la contribution sociale généralisée à 9,2 %, le prélèvement de solidarité à 7,5 % et la contribution au remboursement de la dette sociale à 0,5 %, soit 17,2 %.
Ces deux impositions se calculent sur des bases différentes, puisque leurs abattements diffèrent. C’est pourquoi une plus-value détenue plus de vingt-deux ans peut être exonérée d’impôt sur le revenu tout en restant soumise aux prélèvements sociaux. La hausse de la contribution sociale généralisée à 10,6 % sur la plupart des revenus du patrimoine, votée pour 2026, ne s’applique pas aux plus-values immobilières, expressément maintenues à 9,2 %.
Surtaxe sur les plus-values immobilières supérieures à 50 000 €
L’article 1609 nonies G institue une taxe sur les plus-values immobilières dont le montant imposable dépasse 50 000 €. Elle concerne les particuliers, les sociétés de personnes et les non-résidents, mais pas les cessions de terrains à bâtir. Elle est calculée sur la plus-value imposable à l’impôt sur le revenu, donc après l’abattement pour durée de détention, et appliquée au montant total de cette plus-value. Son taux va de 2 % entre 50 001 € et 100 000 € jusqu’à 6 % au-delà de 260 000 €, avec des tranches de lissage qui évitent les effets de seuil.
Pour une plus-value imposable de 120 000 €, la taxe est de 3 %, soit 3 600 €. Près du seuil, la formule de lissage atténue la charge : pour 55 000 €, la taxe est égale à 2 % de 55 000 €, diminués d’un vingtième de l’écart avec 60 000 €, soit 850 €. Comme elle repose sur la base de l’impôt sur le revenu, elle disparaît en pratique après vingt-deux ans de détention.
| Plus-value imposable | Montant de la surtaxe |
|---|---|
| De 50 001 à 60 000 € | 2 % PV − (60 000 − PV) × 1/20 |
| De 60 001 à 100 000 € | 2 % PV |
| De 100 001 à 110 000 € | 3 % PV − (110 000 − PV) × 1/10 |
| De 110 001 à 150 000 € | 3 % PV |
| De 150 001 à 160 000 € | 4 % PV − (160 000 − PV) × 15/100 |
| De 160 001 à 200 000 € | 4 % PV |
| De 200 001 à 210 000 € | 5 % PV − (210 000 − PV) × 20/100 |
| De 210 001 à 250 000 € | 5 % PV |
| De 250 001 à 260 000 € | 6 % PV − (260 000 − PV) × 25/100 |
| Plus de 260 000 € | 6 % PV |
Plus-value immobilière en LMNP, en SCI et sur une résidence secondaire
Depuis la loi de finances pour 2025, l’article 150 VB prévoit que le prix d’acquisition est diminué des amortissements admis en déduction en location meublée au régime réel. La règle vise les cessions réalisées depuis le lendemain de la promulgation de cette loi, intervenue le 14 février 2025, quelle que soit l’année de déduction des amortissements. Depuis le 21 février 2026, elle vise aussi les amortissements du statut du bailleur privé. Pour un logement meublé acheté 200 000 €, avec 60 000 € d’amortissements déduits, puis revendu 250 000 €, la plus-value brute passe de 50 000 € à 110 000 €. Les résidences pour étudiants, pour seniors ou médicalisées sont exclues de cette minoration.
Lorsqu’une SCI à l’impôt sur le revenu vend un immeuble, l’impôt est dû au prorata des droits des associés soumis à l’impôt sur le revenu présents à la date de la vente, et c’est la société qui l’acquitte, ce qui libère les associés. La cession de parts d’une SCI à prépondérance immobilière suit le même régime. Une résidence secondaire, enfin, est imposée selon les règles générales, sauf première cession avec remploi dans la résidence principale.
Déclaration et paiement de l’impôt sur la plus-value chez le notaire
L’impôt est payé lors de la vente, et non l’année suivante avec l’impôt sur le revenu. Une déclaration conforme au modèle de l’administration retrace les éléments de calcul et le montant dû. Pour une vente constatée par acte notarié, elle est déposée à l’appui de la demande de publication de l’acte, sous peine de refus de la formalité : en pratique, le notaire rédacteur établit cette déclaration, et l’impôt est acquitté lors de cette formalité. Selon l’administration fiscale, cette déclaration est l’imprimé n° 2048-IMM (Cerfa n° 12359), commun aux vendeurs résidents et non-résidents. Elle est déposée au service de la publicité foncière avec la demande de publication, et l’impôt est versé au même moment. Le montant net imposable est ensuite reporté sur la déclaration d’ensemble des revenus n° 2042 de l’année de la vente.
La plus-value retenue pour l’impôt entre ensuite dans le revenu fiscal de référence du foyer, qui sert notamment à apprécier certaines exonérations et conditions de ressources l’année suivante, sans nouvelle imposition. Lorsque la vente est exonérée, aucune déclaration n’est déposée, mais l’acte mentionne le fondement de l’exonération. Les vendeurs domiciliés hors de France sont soumis à des modalités propres, prévues par l’article 244 bis A.
Plus-value immobilière en 2026 et 2027 : ce qui s’applique et ce qui est en débat
En 2026, les règles de calcul sont inchangées. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté à 10,6 % la contribution sociale généralisée sur les revenus du patrimoine, en excluant expressément les plus-values immobilières. L’exonération de la cession d’un droit de surélévation destiné à créer des logements prend fin le 31 décembre 2026, et celles des ventes de biens destinés à la construction de logements sociaux ou intermédiaires s’arrêtent le 31 décembre 2027.
Le projet de loi de finances pour 2027, déposé le 1er octobre 2026 et toujours en discussion, ne modifiait pas les règles de calcul dans sa version initiale. Son article 7 plafonnerait l’amortissement en location meublée non professionnelle à 2,5 % et 7 000 € par an et par foyer : les amortissements déduits, et donc la minoration du prix d’acquisition à la revente, diminueraient d’autant.
Le 16 octobre 2026, les députés ont adopté en première lecture six amendements. S’ils figuraient dans la loi promulguée, l’ancienne résidence principale occupée au moins vingt-deux ans resterait exonérée si elle est vendue dans les trois ans suivant le départ, et le délai de vente après l’entrée en établissement pour personnes âgées passerait de deux à trois ans. Un meublé non occupé à titre principal serait exonéré d’impôt sur le revenu après dix-sept ans de détention si l’acheteur s’engage à en faire sa résidence principale. Les exonérations et abattements liés à la construction de logements seraient prolongés jusqu’en 2030, et jusqu’en 2029 pour le droit de surélévation.
Questions fréquentes sur les plus-values immobilières
Au bout de combien d’années une plus-value immobilière n’est-elle plus imposée ?
Deux impositions sont à distinguer. Pour l’impôt sur le revenu, la plus-value est totalement exonérée après vingt-deux ans de détention. Pour les prélèvements sociaux, l’exonération n’est complète qu’après trente ans. Entre ces deux dates, seuls les prélèvements sociaux restent dus, sur une base réduite chaque année de 9 %. Avant la sixième année de détention, aucun abattement ne s’applique, quelle que soit l’imposition.
Quel est le barème de la plus-value immobilière en 2026 ?
Pour l’impôt sur le revenu, l’abattement est de 6 % par année de détention de la sixième à la vingt et unième année, puis de 4 % la vingt-deuxième : la plus-value est exonérée après 22 ans. Pour les prélèvements sociaux, il est de 1,65 % par an, de 1,60 % la vingt-deuxième année, puis de 9 % par an : exonération après 30 ans. Au-delà de 50 000 € imposables s’ajoute une surtaxe de 2 % à 6 %.
Doit-on payer un impôt sur la plus-value en vendant sa résidence secondaire ?
En principe oui, après les abattements pour durée de détention. Une exception existe pour la première cession d’un logement autre que la résidence principale : si le vendeur n’a pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des quatre années précédentes, la part du prix réemployée dans les vingt-quatre mois à l’achat de sa résidence principale est exonérée. Une vente dont le prix ne dépasse pas 15 000 € est aussi exonérée.
Comment calculer une plus-value immobilière ?
On part du prix de vente, dont on retire le prix d’acquisition majoré des frais d’achat, réels ou forfaitaires à 7,5 %, et des travaux réalisés par une entreprise, réels ou forfaitaires à 15 % après cinq ans. On obtient la plus-value brute, réduite ensuite par deux abattements distincts pour durée de détention. L’impôt est de 19 % sur la base après le premier abattement, et les prélèvements sociaux de 17,2 % sur la base après le second.
Peut-on déduire les frais de notaire et les travaux du calcul de la plus-value ?
Oui, en majorant le prix d’acquisition. Les frais d’acquisition sont retenus pour leur montant réel, sur justificatifs, ou forfaitairement à 7,5 % du prix d’achat. Les travaux de construction, d’agrandissement ou d’amélioration réalisés par une entreprise s’ajoutent s’ils n’ont pas déjà été déduits des revenus. Après cinq ans de détention d’un immeuble bâti, un forfait de 15 % du prix d’achat peut être retenu à la place des factures.
Les travaux réalisés soi-même augmentent-ils le prix d’acquisition ?
Non pour leur coût réel : le texte ne retient que les dépenses réalisées par une entreprise, ce qui exclut les travaux faits par le propriétaire lui-même, même s’il a acheté les matériaux. En revanche, pour un immeuble bâti revendu plus de cinq ans après son achat, le vendeur qui ne peut pas justifier de ses dépenses peut appliquer une majoration forfaitaire de 15 % du prix d’acquisition, sans fournir de factures.
Quel est le taux d’imposition de la plus-value immobilière en 2026 ?
La plus-value imposable supporte l’impôt sur le revenu au taux forfaitaire de 19 % et les prélèvements sociaux au taux global de 17,2 %, soit 36,2 % avant abattements pour durée de détention. Une surtaxe de 2 % à 6 % s’ajoute lorsque la plus-value imposable dépasse 50 000 €, sauf pour les terrains à bâtir. La hausse de la CSG à 10,6 % ne concerne pas les plus-values immobilières.
Les amortissements LMNP déduits avant 2025 sont-ils réintégrés à la revente ?
L’article 150 VB diminue le prix d’acquisition du montant des amortissements admis en déduction en location meublée au réel, sans limiter cette règle aux amortissements pratiqués après 2025. Ce qui compte est la date de la vente : la règle vise les cessions réalisées depuis le lendemain de la promulgation de la loi de finances pour 2025, du 14 février 2025. Les résidences pour étudiants, seniors ou personnes handicapées en sont exclues.
La hausse de la CSG à 10,6 % s’applique-t-elle aux plus-values immobilières ?
Non. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté à 10,6 % la contribution sociale généralisée sur les revenus du patrimoine, dès les revenus de 2025, et sur les produits de placement, mais elle maintient expressément le taux de 9,2 % pour les plus-values immobilières. Avec le prélèvement de solidarité de 7,5 % et la contribution au remboursement de la dette sociale de 0,5 %, le total reste de 17,2 %.
Qui paie l’impôt sur la plus-value immobilière, et quand ?
Le vendeur, au moment de la vente. Pour une vente constatée par acte notarié, la déclaration de plus-value est déposée lors de la publication de l’acte, et l’impôt est acquitté à ce moment, par l’intermédiaire du notaire. Lorsque la vente est exonérée, aucune déclaration n’est déposée, mais l’acte doit mentionner le fondement de l’exonération. La plus-value entre ensuite dans le revenu fiscal de référence du foyer, sans nouvelle imposition.